Les éléments du couteau
La lame est obtenue par retouches bifaciales, à l'image des couteaux d'Orgnac l'Aven ou du célèbre couteau d'Ötzi. Le manche est taillé dans un bois animal (merrain de cerf ou de renne). La fixation associe une colle à base de goudron ou de résine de pin et bétuline, et des ligatures en tendons de cerf trempés dans une colle de peau de lapin.
Phase 1 — Taille de la préforme
La lame est dégrossie par percussion, en contrôlant la propagation des ondes de choc dans le silex jusqu'à obtenir une préforme régulière.
Phase 2 — Polissage
À la meule de grès, avec de la « potée » comme abrasif, le polissage prend environ 2H30 : il efface les négatifs d'enlèvement et prépare la surface à la retouche finale.
Phase 3 — Retouche par pression
Au compresseur à pointe de cuivre, chaque éclat est détaché sous une pression d'environ 30 kg, pour affiner le tranchant et régulariser les bords de la lame.
Le manche et les ligatures
Le manche est ensuite façonné : forage, encoches, meulage. La lame y est fixée avec une colle composée de résine de pin (70 %) et de cire d'abeille (30 %), puis avec de la colle de peau de lapin et des ligatures en tendons de cerf.
Est-ce que ça coupe ?
Le couteau terminé est mis à l'épreuve sur de la viande — la meilleure façon de vérifier que tout ce travail a payé.